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HOMMAGE à nos Soldats  morts pour la France

 

    Je veux rendre ici un hommage à tous ces soldats, morts, blessés, revenus indemnes,  ayant servi la France pendant ces guerres atroces et tout particulièrement aux soldats portant mon patronyme Tricoire (ou collatéraux), les honorer en ne les oubliant pas et à raconter le terrible combat de Louis Ernest, de Elie Joseph dont j’ai les données exactes. Il faut aussi regarder le site web en ligne pour tous ces autres soldats.

1914 - 1918

 Louis Ernest Auguste mon oncle, que je n'ai point connu, fils aîné de mon Grand Père Pierre dit Jules, tué au combat sur la commune de Bonvillier proche de la ferme La Rochelle, pour la défense de Lunéville, porté disparu après une journée de combat à la baïonnette, sous l’artillerie lourde de l’ennemi….. Ernest est parti comme beaucoup de gosses en 1914 sur le front de l'Est là d'où venait l'ennemi envahir nôtre sol de France.

Léon Paul Joseph son frère, blessé et gazé en 1918. Comble de malheur, cela n’a pas suffit pour cette France, et en 1940 il sera rappelé pour servir, mais sans affectation cette fois, car blessé de guerre il n’a point servi !

Elie joseph est un cousin dont le fils a été prêtre, puis chanoine à la cathédrale de Rouen. Mort aussi pour la France, tué par un obut alors qu’il remplacait ce jour là son chef absent. Cette journée du 23 juin 1916 a fait 400 tues et disparus rien que ce jour là. La dureté des combats a dû être terrible…………..

1954

Jean mort en Indochine, dont aujourd’hui je ne connais rien sur lui mais va faire l’objet de mes prochaines recherches.

1807

Jean Louis PIGASSOU mort à la campagne de RUSSIE, à Guttstadt en Prusse Orientale, très certainement à la prise du pont de Spandan, alors qu’il servait  Napoléon 1er, (le 1er Empire)   sous les ordres du maréchal Bernadotte. Il y avait aussi NEY, SOULT et DAVOUT.

A Guttstadt, les Français perdirent plus de 2.000 combattants sur 17.000 engagés : 400 tués et blessés, 1.630 prisonniers, 2 canons perdus.

Engageant 63.000 soldats, les Russes en perdirent 2.500 tués, blessés ou disparus.
 

 

 Extrait de l'  Historique du 81° R I, par l'ex caporal du 81° M. Gabriel Boissy.

    Le 5 Août 1914, dans l'enthousiasme patriotique qui exaltait tous les cœurs révoltés par l'agression allemande, le 81° R I quittait ses casernes de Montpellier.

    Sous un beau soleil une foule immense l'accompagna à la gare. Des femmes offrent des bouquets à son chef, le colonel Aubert et la musique joue Alsace -Lorraine. 

    Quelques jours après, le 81°, qui faisait partie du 16° corps d'armée, et, dans ce corps, de la 31° division, débarquait à Mirecourt en Lorraine. Il allait appartenir à la II° armée du général de Castelnau.

    A peine arrivé, sans repos, le régiment se porte en avant par marches forcées. Le 12 et le 13 Août il est de réserve. Le 14 Août, il part à l'attaque. Ce matin là, à l'aube il reçoit le baptême du feu de l'artillerie ennemie.

    Toute fois, pendant cette journée et la suivante, il ne s'agit que de combats légers, d'escarmouches entre nos avant gardes et les arrière gardes ennemies. On poursuit l'allemand en retraite, poursuite qui stimule l'ardeur de tous et incline à la témérité. Le 16 Août, vers 8 heures, le régiment plein d'allant, franchit la frontière entre Avicourt, Moussey et la Garde qui brûle. Les allemands sont serrés de près.   

    Après s'être hâtivement reposé dans les villages occupés, le 17 Août, au petit matin, le premier bataillon étant flanc garde à la ferme d'Alberschoffen, le régiment, dépassant Bisping, se déploie, rideau léger, dans la forêt de Mühlwald.

    Du haut des collines qui s'aperçoivent, au Nord l'ennemi, tapi et puissant, surveille notre téméraire marche.

    Bataille de Morhange

    Le 18, le corps d'armée tout entier, qui avance par le feu terrible d'une artillerie supérieure, tandis que, franchissant le canal de Salines au nord, débouchent de grandes forces d'infanterie.

    toutefois, durant deux jours, nous allons tenir fermement. On tente même de réagir et de progresser. Le 19, le régiment s'aventure à Rohrbach qu'il occupe malgré l'attitude inamicale de la population. Le soir de ce jour, il doit être relevé par le 15°. Mais dès le lendemain, la situation exige qu'il reste en action, et ,à découvert, attaque de nouveau dans la direction de l'est, sur le canal des Houillères. Dans le même temps, au nord, quelques groupes parviennent à passer le canal des Salines, sous le feu des masses ennemies, et poussent avec une magnifique témérité jusque devant Cutting. Des mitrailleuses tapies sur la rive opposée de ces canaux, fauchent nos premiers éléments dès leur sortie des bois et les clouent sur place.

    A^peine son action -et celle de toute l'armée- est elle arrêtée, que la landwehr bavaroise se rue à l'assaut avec fureur. De violents combats, divers et diffus, se succèdent. De nombreux officiers sont tombés,.

    Ce soir même, l'ordre arrive, pour toute la division, de se replier sur Maizières et Moussey. La frontière, franchie avec tant d'ardeur est repassée le 21. Sous une torride chaleur, la retraite continue. La protection de notre artillerie est efficace: chaque unité du régiment se porte sur les emplacements et cantonnements assignés, par Réchicourt et Lunéville, sur Rehainvillier. Le colonel atteint ce dernier village le 22 à 3 heures du matin.

    Défense de Lunéville.

    Toutefois ce 22 Août, le régiment, n'ayant abandonné que ses grands blessés, est prêt à arrêter l'ennemi qui, passant à son tour la frontière, s'est élancé sur nos traces. Dès 11 heures, il occupe les hauteurs que jalonnent Sionvillier, Bonvillier et la ferme de La Rochelle, entre le Sannon et la Meurthe. Durant huit heures, les plus violentes actions se succèdent sans trêve. Trois fois nos bataillons tentent de sanglants assauts. On cède du terrain, mais en combattant.

    Le régiment tout entier sent la nécessité de protéger Lunéville. Le village de Jolivet, en arrière de la ligne précédente, sorte de faubourg de Lunéville, est tenu, sous un puissant bombardement, jusqu'à ce que l'ennemi, en force, de partout nous déborde. Les soldats du 81° fusillent l'ennemi à bout portant et travaillent à la baïonnette. Leur courage n'a pas été abattu par leur retraite. Ils fléchissent mais ne renoncent pas. Ce pendant les pertes ont été sérieuses, graves même.

    Le soir de cette journée inoubliée, le régiment, par des routes que la fuite éperdue des populations lorraines submerge, gagne Bayon, point extrême fixé par les ordres.

    Les pertes du régiment ont été telles surtout parmi les cadres, qu'une réorganisation s'impose. La plupart des officiers ont été tués ou blessés. Une compagnie est même commandée par un fourrier! En deux jours cette refonte est effectuée. Le 3° bataillon dissous, fusionne avec le premier, et le soir du 24, le 81°, remis en main, prend position devant Lorey jusqu'à la ferme Romain.

     La bataille des Charmes

   La bataille des Charmes commence. Dans cette bataille de Bonvillier pour la défense de Lunéville, Louis Ernest est tué. Son corps est porté disparu. Disparu, perdu certainement dans les transferts de corps du champ de bataille dans le cimetière de Bonvillier par des personnes du village agissant de leur propre chef afin de donner à ces corps d'enfants mutilés une sépulture digne de leur acte de courage pendant cette bataille atroce. Si son corps est de ceux là, il repose aujourd'hui dans l'un des quatre ossuaires du cimetière de Vitrimont.

    J'ai également fait des recherches, et me suis déplacer à Bonvillier. D'après la famille, son nom aurait été inscrit et mis dans une bouteille dans une chapelle, très certainement pour ne point l'oublier. Je n'ai point trouvé ce lieu, ni son nom ne figurant sur quelconque document ou plaque. Mais j'ai eu des informations concernant une chapelle qui correspondrait et qui aurait eu un tel accueil pour nos soldats portés disparus à cette bataille: la ferme de La Rochelle possédait en effet une chapelle qui a été détruite par les allemands alors qu'ils sont revenus en 1940 refaire la guerre dans cette contrée.

    Si c'est le cas, il ne reste plus, afin que sa mémoire ne s'efface point et ne se perdre dans cette région ou il est mort au combat, que les lorrains n'oublient pas que des garçons venus du sud, et de toute la France, ont défendu la nation sur leur terre, à mettre une plaque sur l'un des quatre ossuaires de Vitrimont.

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