A la recherche du patronyme PIGASSOU

PIGASSOU est le nom de ma grand’mère paternelle. Sidonie Ezilla était mariée à TRICOIRE Pierre dit Jules mon grand-père né à Caudiès des Fenouillèdes dans les Pyrénées Orientales.

Pendant cette recherche, je me suis heurté à un problème difficile à comprendre aujourd’hui dans l’Hérault uniquement. Mais avec un peu de recul c’est facile à comprendre : la recherche d’actes sous l’ancien régime, c’est à dire avant la révolution de 1789, sont difficile à trouver. Pour cela et après explication des AD à Montpellier, l’état civil était écrit par le clergé. Après la révolution vers 1793, c’est l’état français qui tient l’enregistrement de l’état civil.

Le clergé, mais aussi les seigneurs affiliés au clergé n’ont pas rendu certains registres de l’état civil à l’état et les ont gardés dans leurs domaines privés, jusqu’à nos jours et y sont encore détenus : ils ne les ont pas tous rendu !!!

Vous devez donc comprendre la difficulté de recherche dans ce cas . Mais pourquoi ne les oblige-t-on pas à rendre ces registres qui font partie du patrimoine de la France et même de l’humanité ?

J’ai quand même fait du bon travail grâce à Internet car les archives de l’Hérault sont sur le web et cela m’a fait gagner beaucoup de temps, d’archiver les actes avec les références des AD afin de faciliter leur recherche dans leur archivage.

Le départ de cette recherche à donc été ma grand’mère. Les Pigassou au-delà de 1635 sont nés et ont vécu au hameau de « CABENAC » ou « CAVENAC » commune de Saint Pons de Thomières.

* Voici les mariages :

Jean marié avec Bourrel Marie vers 1620.

Jean c’est marié à Cabenac avec Chavernac Joanne en 1659.

Barthélemy c’est marié à Cavenac avec Cauquil Marguerite vers 1685, puis avec

Bousquet Marguerite en 1704.

François c’est marié avec Rey Anne, acte introuvable.

Jean c’est marié à AIGNE avec Guibbert Catherine en 1772.

Jean Etienne Magloire c’est marié à Aigne avec Roussel Marguerite en 1800 et est décédé à Aigues Vives.

Pierre André c’est marié à AZILLANET avec Vieu Anne en 1838, puis avec Sébe   Anne en 1843

André Amédé c’est marié à PEPIEUX (aude) avec Teisseire Jeanne Zélie en 1867.

Marie Sidonnie Zélie c’est mariée à AZILLANET avec Tricoire Pierre en 11889.

Les métiers rencontrés ont été : laboureur, meunier, berger, maréchal forgeron, cultivateur.

Au cours de la recherche , je me suis rendu compte de la féminisation des patronymes pour les femmes. Le prête ou curé, l’or de la transcription de la cérémonie féminisait le nom de famille de l’épouse ; exemple : CROS donne « CROSSE », PIGASSOU donne « PIGASSOUNE », CATHALA donne « CATHALANE », CALAS donne « CALASSE », etc….etc…

J’ai trouvé cela choquant, absurde, de bafouer ainsi des noms. J’ai voulu chercher à comprendre pourquoi et dans quel esprit cela était fait. Je n’ai trouvé que deux choses : L’illettrisme des gens à l’époque était très élevé et je pense que les curés ou prêtres profitaient de cela afin de prouver leur supériorité par rapport à ces gens là. La deuxième hypothèse est : n’es ce pas le clergé qui a obligé à porter un nom de famille ? et à partir de cela, il est maître de l’écriture des fidèles.

J’ai trouvé cela indécent de la part de ceux qui écrivaient ces actes . Pourtant j’ai été élevé dans la foi catholique mais cela ne m’empêche pas de penser que certains prêtres ou curés n’étaient pas corrects .

Le patronyme PIGASSOU as-t-il comme origine l’HÉRAULT ? Il est resté très longtemps dans ce département : 300 ans à mes recherches! Sa présence était là pendant la période que le clergé a attribué les noms de famille.

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