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LA SENTENCE

Il est évidant que cette situation a déclenché une procédure contre moi, père indigne, ne sachant pas élever ses enfants mineurs correctement.

Il y a d’abords eu l’enquête sociale faite par la gendarmerie de Saint Lys. Le gendarme fait le tour de la maison et des différentes pièces d’habitation. A franchement parler, il me félicite pour la tenue de cette maison, et surtout les chambres des filles bien tenues. Elles étaient resté comme elles les ont laissées en partant. Dans chacune d’elles, une armoire pleine de linge bien rangé, un lit bois ou fer, la télévision, poste radio, bureau en bois,….étaient là,... sans vie maintenant.... Dans la chambre d’Aurélie une C.B. avec antenne extérieure, rendue muette par leur absence.

Au séjour il y avait un divan cuir avec deux fauteuils appariés, un meuble bar avec télé, chaîne hi-fi, nombreux disques vinyles et cd . Une cheminée pour mieux profiter des instants vigoureux de l’hiver. Un séjour avec une enfilade de bois massif signé Delmas, une très belle table qui réunissait la famille lors de repas familiaux. Bref. Tout ce qu’il fallait pour qu’une famille soit heureuse dans sa maison.

Le gendarme ne comprenait pas pourquoi mes filles étaient parties. Elles avaient tout ce qu’il fallait pour être heureuses, là. Il n’a pas compris pourquoi elles ont préféré vivre ailleurs que chez moi. Il aurait fait un rapport allant dans ce sens....

Puis vient le tour de l’assistante sociale de Carcassonne, la copine à Denise qui, elle, n’a vu que la maison qui se vidait, car au vue de la situation je comprenais que mes filles ne reviendraient pas .Un sentiment !!! Je décidais donc de rendre à elles ce qui leur appartenait. Aussi je me mis en relation avec Roland Baccou neveu à ma sœur, transporteur, habitant Coursan, pour faire parvenir à mes filles leurs affaires. Ce qu’il fit avec plaisir, et cela me permis, avec les trois voyages que je fis avec le camping-car chargé jusqu’au plafond, d’avoir des nouvelles verbales de mes enfants. Cette entrevue ne dura pas longtemps, elle ne fit même pas le tour des pièces, me posa quelques questions en refusant de répondre aux miennes. Elle écourta la visite.

Puis vient une lettre du tribunal d’instance de Carcassonne qui me convoque en me précisant que mes filles sont à la charge de Denise pendant un an. Dans le bureau du juge, ils sont deux. Deux pour me charger, mais ne peuvent retenir que ma sévérité envers mes filles en précisant "Vous mettez un boulet de canon aux pieds de vos filles et cela suffit pour prendre la décision dont vous savez", c’est à dire les termes que portent leur convocation. C’est là que l’on peut voir l’efficacité d’une enquête sociale, comment et par qui elle est menée, et qui l’on croit .Si ces messieurs avaient lu le rapport de la gendarmerie de Saint Lys ils auraient pu constater que mes filles allaient où elles voulaient, à la seule condition que je sache où elles sont, avec qui, et surtout si je connais les personnes avec qui elles sont. Et bien c’est cela que l’ont appelle mettre un boulet de canon au pied de quelqu’un ! Mais mes filles étaient mineures !

La séance est levée car je ne veux point avoir de contact dans le bureau de ces juges avec ma famille et mes enfants, parce que je n’ai rien à me reprocher, et de plus le résultat de cette réunion est déjà pris, lorsque ces juges m’ont convoqué !

Le temps passe. Personne ne réponds à ma lettre. Tous les ponts sont coupés. Je continue ma vie d’intérimaire. Mais Fontenilles me rappelle trop de bons souvenirs. Je ne peux point rester plus longtemps dans cette maison vide. Je décide de vendre. Je m’installe à Port La Nouvelle, petit port de commerce, de pêche, et de plaisance. Cela me rappelle lorsque j’étais au préventorium dans le début des années cinquante. J’aménage là une vieille remise aux murs de pierre.

Deuxième convocation au tribunal d’instance de Narbonne, cette fois çi, qui me précise une mauvaise entente de mes enfants avec Denise, et que ceux-ci sont placés chez ma sœur. Attendant l’audience assis sur un banc voici que mon ancienne famille arrive ; Je ne bouge pas. Au bout d’un moment je suis interpellé par mon frère aîné Jean qui vient m’embrasser. Je le repousse fermement en lui rappelant que nous sommes dans un tribunal, qu’il ne m’a pas mis au courant de cette nouvelle affaire, ( voir la cassure)  que je n’ai rien a voir avec ce traite ! Le baiser de Judas. L’audience est ouverte, le juge veut me faire asseoir à côté d’eux, et il faut que je lui rappelle le mépris de mon ancienne famille envers moi. C’est là que j’apprends que Denise a mis à la rue mes enfants et qu’il les mets en garde chez ma sœur. Je lui rappelle "le boit sans soif" de son mari, que c’est lui qui aurait dû être là et non mon frère, au vue de la convocation. Mon ancienne famille pleurait tout ce qu’elle pouvait. Mais eux ils avaient de la chance : ils avaient mes enfants encore une fois de plus enlevés par cette justice qui m’a dit de faire appel à Montpellier. Cela est incompréhensible, car un juge est là pour prendre une décision qu’il a déjà prise et dont il ne peut revenir sans faire appel ! Encore une plaie de notre constitution. Porter appel à Montpellier alors qu’il a le dossier dans ses mains, en cet instant ! Ce dossier lui brûle les mains, le juge n’est pas clair. Il a été mal conseillé, il s’en rend compte. Oui je veux porter cette affaire à Montpellier, contre mon ancienne famille, truffée de Judas. Mais mes enfants ne reviendrons que lorsqu’ils se rendront compte qu’ils ont mal agit. Pour cela il faut que le temps passe. Mais ce que je reproche à cette famille qui a été la mienne est de me jouer ce tour : la séparation et même le vol de mes enfants, alors que c’est le seul sang qui leur restait. Moi, j’attends toujours quelque chose, comme Nicole avec Philippe, comme moi envers mes enfants, dont leur absence me marque et me manque de plus en plus. Dans la brouille avec cette famille, même le décès de ma mère ne m’a pas été annoncé ! Cela ce passe de commentaire.

Dans cette affaire je ne puis que me réconforter, me donner du courage, ne plus se remettre en cause, car je viens d’apprendre que mes filles ont été bien éduquées, qu’elles réussissent leurs examens dans une vie, que je dirais, à peu près normale. Vous croyez, vous, a une vie normale ?

Mes efforts de père ne sont dont pas vains puisqu’il semblerait qu’il y a un certain résultat dans leur vie. Dommage qu’il y en ait qui me volent ces instants de bonheur, ils m’appartiennent, alors qu’eux ne les méritent point.

et n’J’ai appris que Denise a été aidée par son frère André gendarme à Aulus. Il préparait l’examen pour officier de police. Peut-être pour mieux réussir dans cette affaire ou bien professionnellement? Personne de le dira, car il a reçu la lettre a pas répondu. Et  pour cause !

Qui niera que ce n’était pas un coup monté ? Mais pour quoi ! La punition, si l’on peut parler ainsi vis à vis de cette justice, n’est-elle pas trop lourde à supporter ? Personne, sinon moi ne le sais et ne le comprends, tous les jours quand un éclair, concernant une pensée pour mes enfants traverse mon esprit, a n’importe quel moment du jour ou de la nuit. Je ne peux que maudire ceux qui ont été proche de moi, qui ont été de ma famille, et qui ont volé mes enfants. Car c’est bien d’un vol prémédité qu’il s’agit.

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